Atlas des mythes · Japon
Le harae
La purification qui rend la pureté
Le harae est le rite qui nettoie le kegare et rend la pureté. Avant d'approcher les kami, il faut se présenter propre, dans son corps comme dans son cœur. Pour cela, on se rince les mains et la bouche à l'eau claire en entrant dans un sanctuaire. Un prêtre peut aussi agiter au-dessus des fidèles une baguette garnie de bandelettes de papier, pour balayer les souillures. On répand du sel, on se plonge parfois sous une cascade froide : partout, c'est l'eau et le sel qui purifient. Ce geste vient du grand mythe d'Izanagi, qui se lave dans une rivière après être remonté du pays des morts. Une fois purifié, on peut enfin se tenir devant le sacré.
Ce que ça veut dire
Le harae montre une idée rassurante du shintō : la souillure n'est jamais définitive, l'eau et le sel rendent toujours la pureté.
Le sais-tu ?
Le sel que les lutteurs de sumo jettent sur le ring avant chaque combat est un geste de purification, un harae hérité du shintō.
À découvrir aussi
Sources antiques
- Kojiki (712) — la purification d'Izanagi (misogi)
- Engishiki (927), norito de l'Ōharae