Mythéo › Mythologie bouddhiste
Atlas des mythes · Bouddhisme
Anattā
Le non-soi, l'absence de « moi » fixe
Anattā est une idée surprenante et douce à la fois : au fond de nous, il n'y a pas de petit « moi » solide, figé pour toujours. Pense à un char : enlève les roues, le siège, le timon… où est le char tout seul, à part ses pièces ? De la même façon, ce que nous appelons « moi » est fait de plein de choses assemblées — un corps, des sensations, des pensées — qui changent sans cesse. Il n'y a pas, caché dedans, un petit noyau immuable. Le Bouddha n'enseigne pas cela pour nous inquiéter, mais pour nous alléger. Car si le « moi » n'est pas une forteresse à défendre, on peut cesser de tout ramener à soi, et s'ouvrir aux autres avec bien plus de douceur.
Ce que ça veut dire
Anattā, c'est découvrir qu'il n'y a pas de « moi » figé à défendre : une vérité qui allège le cœur et l'ouvre grand aux autres.
Le sais-tu ?
C'est en écoutant le discours sur le non-soi, deuxième sermon du Bouddha, que ses cinq premiers compagnons atteignirent, dit-on, l'éveil complet.
À découvrir aussi
Sources antiques
- Anattalakkhaṇa Sutta (Saṃyutta Nikāya 22, 59)
- Milindapañha (Les questions du roi Milinda, la comparaison du char)