Atlas des mythes · Monde aztèque
La dette sacrée (nextlahualli)
Nourrir les dieux en retour de la vie
Les Aztèques racontent une histoire pleine de gratitude : au commencement, pour que le soleil se lève et que le monde se mette en marche, les dieux ont dû se donner eux-mêmes. Puisqu'ils ont tant offert, les humains se sentent en dette envers eux, comme on se sent redevable d'un très beau cadeau. Cette idée porte un nom, le nextlahualli, qui veut dire « le paiement d'une dette ». Rendre cette dette, ce n'est pas seulement une chose grave : c'est aussi offrir chaque jour des fleurs, de l'encens de copal, des chants, des danses et le travail bien fait. Les Aztèques pensent que le monde tient par cet échange : les dieux donnent la vie, et les hommes, reconnaissants, leur donnent en retour de quoi rester forts. C'est une grande leçon d'équilibre et de gratitude.
Ce que ça veut dire
Le nextlahualli incarne la gratitude et l'équilibre : puisque les dieux ont tout donné pour créer le monde, les humains leur rendent, en offrandes et en soin, une part de ce qu'ils ont reçu.
Le sais-tu ?
Le mot nextlahualli vient d'un verbe nahuatl qui veut dire « payer une dette » : pour les Aztèques, remercier les dieux, c'était acquitter la plus belle des dettes, celle de la vie.
À découvrir aussi
Sources antiques
- Michel Graulich, « 'Debt-payment' to the gods among the Aztec », Estudios de Cultura Náhuatl (2000)
- Bernardino de Sahagún, Codex de Florence (Historia general de las cosas de Nueva España)