Atlas des mythes · Mythes abrahamiques
Le Paradis et l'enfer
Le jardin retrouvé, et son ombre lointaine
Tout au bout des histoires, on raconte un lieu merveilleux : le Paradis. On l'imagine comme un immense jardin, plein d'arbres, de fontaines et de fruits, là où l'on vit tout près de Dieu, dans une paix qui ne finit jamais. C'est un peu le jardin d'Éden du tout début, celui d'Adam et Ève, enfin retrouvé. Les musulmans l'appellent la Jannah, ce qui veut dire justement « le jardin ». En face, les récits parlent aussi d'un lieu sombre, l'enfer, loin de la lumière : mais toutes les traditions rappellent surtout que Dieu préfère pardonner et accueillir. C'est le Paradis, ce jardin de retrouvailles, qui reste au centre de l'espérance.
Ce que ça veut dire
Le Paradis est le jardin de bonheur près de Dieu — l'Éden retrouvé, la Jannah — auquel s'oppose, dans l'ombre, l'enfer.
Le sais-tu ?
Le mot « paradis » vient d'un vieux mot persan qui désignait les jardins magnifiques des rois : au fond, le Paradis a toujours été raconté comme un immense jardin.
Autre version
Les juifs parlent du Gan Eden, les chrétiens du Paradis des élus, les musulmans de la Jannah (« le jardin ») ; les mots « géhenne » et jahannam pour l'enfer viennent tous deux d'un ravin près de Jérusalem.